Poemas de “Grâce”, Arfuyen, 2008

Traducción de Emilio del Río

1

Reçu, repris,
remis
par la merveille
qui prie en toi.
Il t'éveille
et se mesure
au clair-obscur
de ton parcours.
C'est toi
qu'il voit et veut,
votre un pour deux,
ton peu sa joie.
Un seul amour.
1

Recibido, recogido,
repuesto
por la maravilla
que ora en ti.
Él te despierta
y se modera
al claroscuro
de tu recorrido.
Es a ti
al que ve y al que quiere,
vuestro uno para dos,
tu poco su alegría.
Un solo amor

76

Comment l'espace
peut-il étre l'intime ?
Tout est contenu
dans l'anneau du chant
de l'oiseau qui sibile
sa sonatine,
entrelaçant son nid
comme une ile de plumes
oú s'allume l'inclus.
Le temps qui passe
s'est blotti.
76

¿Cómo puede el espacio
ser lo íntimo?
Todo está contenido
en el anillo del canto
del pájaro que silba
su sonatina,
entrelazando su nido
como una isla de plumas
donde se alumbra lo incluso.
Allí el tiempo que pasa
se ha agazapado

80

Voyez ce vol
d'oiseaux des cimes,
chacun posséde
un ciel pour lui
dans sa confiance.
Et toi aussi
tu accedes
en plein vol
au ciel intime,
où tu rayonnes,
quand ton cri sonne
l'espérance de ta sur-vie.
80

Mirad el vuelo
de pájaros de las cimas,
cada uno posee
un cielo para él
en su confianza.
Y tú también
tú llegas
en pleno vuelo
al cielo íntimo,
del que irradias,
cuando tu grito suena
la esperanza de tu sobre-vida.

85

L'inconnu
au fond de toi
que tu regardes
te regarder,
il te garde
car il est toi,
tu ne le vois
jamás.
Tu sais
qu'il est là,
mais qui c'est ?
Il parle
à mi-voix,
quanti il s'est tu.
85

El desconocido
al fondo de ti
que miras
mirarte,
te guarda
porque él eres tú,
tú no lo ves
jamás.
Tú sabes
que está allí,
pero ¿quén es?
Habla
a media voz
cuando se ha callado.

90

Ó toi., silence,
abîme de bonté,
absence infinie
dont le nom est amour,
infime abondance
s'effacant sans détours,
largesse qui supplie
du fond de sa tendresse,
fondue dans le Pardon,
oú nul n'est condamné.
90

Oh tú, silencio,
abismo de bondad,
ausencia infinita
cuyo nombre es amor,
ínfima abundancia
borrándose sin rodeos,
largueza que suplica
al fondo de su ternura,
fundida en el Perdón,
donde nadie es condenado.